Ma tanière… My den…

La vie de ma meute… My pack's life…

Suicide *edit*

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Pas de panique, je ne parle pas de moi, mais j’ai du mal à faire des titres bilingues de plus d’un mot…
En fait, je veux parler de cette news du jour: « Une adolescente de 12 ans se suicide »

Elle s’est tuée parce que « c’était devenu traumatisant d’aller au collège ». L’enquête est en cours, ce n’est qu’une supposition émise dans l’article.

Le paradoxe, c’est que d’un côté des membres de son entourage parlent de

« problèmes relationnels entre l’adolescente et d’autres élèves du collège »

mais d’un autre

« Le chef d’établissement est très surpris de la rumeur qui circule à ce propos » et n’a « jamais eu de retour » qui indiquerait que cette élève aurait été victime d' »agression » ou de « harcèlement », a assuré de son côté le rectorat.

En même temps, combien d’entre nous ont abandonné l’idée de parler de notre harcèlement aux profs, surveillants etc. parce qu’on ne voulait pas que ça s’aggrave, ou que l’on pensait que l’on ne nous prendrait pas au sérieux?
Voire même, dans mon cas, on avait entendu à la maison « C’est de ta faute, si tu arrête de jouer la victime, ils arrêteront. »

Des années après, je n’arrive toujours pas à comprendre et pardonner mon père de m’avoir dit ça, lui qui ne savait pas ma souffrance, ma fragilité et ma différence, mais qui ne m’a pas cru non plus.

Combien de jeunes doivent encore mourir, ou essayer, pour que l’on comprenne que les taquineries de certains deviennent des calvaires pour d’autres?

Edit:
un ami m’a demandé « Ça changerait quoi? » Et bien, peut être que 1. les adultes seraient plus vigilants -et les fragiles se sentiraient plus protégés 2. on peut éduquer/expliquer aux jeunes, leur montrer ce que leurs taquineries peuvent faire, les rendre plus conscients.
Je suis peut être naïve.


Don’t panic, I’m not talking about myself here.
I’m referring to today’s news that a young 12 years old girl killed herself, it seems -although the police is still investigating-, because « going to high school had became trauma-inducing. »

The paradox, here, is that on one side some members close to the family talk about « relationship problems between the teenager and other students » but on the other, the head of the school says he has never heard anything like that.

Then again, how many are we who had given up on telling teachers and other staff members of the bullying, thinking it might get worst, or they might not take us seriously?
Or even, who heard like I did at home « It’s your fault, stop playing the victim and they’ll stop. »

Years later, I still can’t forget and forgive my dad for saying that, even though I know he didn’t understand my pain, my fragility, my difference, but he also never believed me either.

How many kids have to die, or attempt to, before we finally grasp that what is teasing for some can be a nightmare for others?

Edit:
a friend asked me « What would it change? »
Well, 1 maybe adults could be more aware/alert -and the most fragiles would feel safer and 2. Kids can be educated/explained to about what they do and what it does to others, we can help them become more conscious.
I might be naive.

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Auteur : Marie "Wolf" Bernat

Semi-nomade qui aime raconter des histoires et explorer la vie, sur le spectre autistique. Semi-nomadic who loves telling stories and exploring life, on the autism spectrum.

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