Ma tanière… My den…

La vie de ma meute… My pack's life…

Ça ne s’est pas arrangé…

5 Commentaires

Traitée de « pute », de « boloss » : Marion, 13 ans, s’est suicidée – Le Nouvel Observateur.

Je vois que ça ne s’est pas arrangé depuis que j’étais moi-même au collège…
Je me demande ce que ceux qui me traitaient si mal à cette époque pensent de cette affaire.
Réalisent-ils seulement qu’ils ont été comme ces jeunes?
Réalisent-ils seulement les marques que je porterais à vie sur les poignets?
J’en doute. Ils sont adultes, ils ont oublié ce qu’ils étaient étant ados.
Je n’ai pas oublié, mes cicatrices me le rappellent tous les jours, ma peur des autres aussi.

L’école* n’est pas faite pour les gens sensibles, pour les gens différents.
A quand des établissements plus petits, plus adaptés, plus cocon?
Combien sommes-nous à en avoir souffert?
Combien doivent encore en souffrir pour qu’il y ait des alternatives plus répandues, soutenues?

Et quand allons-nous enfin traduire en français « to bully »?
En français, il n’y a pas de mot pour décrire ça, cet enfer. Ce sont des « taquineries ».
Quand allons-nous cesser de minimiser le problème?

S’il vous plait, pour tous ceux qui souffrent comme j’ai souffert, pour tous ceux qui voudraient disparaitre tellement ils ont l’impression d’être haït, s’il vous plait, proposez-nous autre chose, une autre école*.

*Au lieu d’école, j’aurais du dire « établissement scolaire ».
Je me rend bien compte du manque de moyens, de personnel etc. et c’est bien cela que je déplore.

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Auteur : Marie "Wolf" Bernat

Semi-nomade qui aime raconter des histoires et explorer la vie, sur le spectre autistique. Semi-nomadic who loves telling stories and exploring life, on the autism spectrum.

5 réflexions sur “Ça ne s’est pas arrangé…

  1. Je suis bien d’accord. Je suis de l’autre côté maintenant, je suis prof. Et je n’aime pas travailler dans de gros établissements scolaires. Je préfère de loin les petits où l’on connait même les élèves qu’on n’a pas dans nos classes, où on peut surveiller les gamins, où on est plus proche d’eux. Mais ça coûte plus cher à l’état et honnêtement, il s’en fiche, l’état. Il n’aide pas les profs et les personnels éducatifs. Quand on signale une violence, qu’elle soit scolaire ou dans le cadre familial, les démarches sont longues (il n’y a pas assez d’infirmières scolaires, d’assistantes sociales, etc.). Les gamins n’osent même pas parler alors à un adulte, encore moins. Et à des adultes qu’ils croisent, qu’ils ne connaissent pas, n’en parlons pas. Il faut donner à cette grosse machine qu’est l’éducation nationale un visage plus humain.

    • Oui, c’est ce que je demande dans mon article.
      Je suis bien consciente du manque de moyens qu’on vous donne…
      Je rêve d’un monde où l’éducation et la santé seraient des pôles privilégiés. Je suis peut être utopiste?
      En attendant, il y a toutes les initiatives telles que les calendreta, écoles Montessori etc. qui proposent des alternatives, heureusement. Mais elles sont encore rares et difficile d’accès pour certains – que ce soit géographiquement, le prix, la rareté…
      Et quand je dis « école », j’aurais du dire « établissement scolaire » (je vais corriger d’ailleurs).

  2. Pingback: Entre conscience et inconscience, quel rôle jouons-nous? | JoiAmour

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